Le web 3D : entre univers virtuels, navigateur internet et Serious games
Beaucoup parlent aujourd’hui d’une suite au web 2.0 : web 2.1, web3, ou même web 3D. Nul ne peut nier au cours de cette année 2007 la surmédiatisation de Second life, univers virtuel sans autre but que celui que l’on se fixe soi-même. Les résidents y développent une créativité parfois surprenante à l’aide de primitives (cubes, sphères, cônes..), outils de modélisation somme toute assez sommaire. De nombreuses entreprises s’y sont implantées, créant pour certaines une communauté autour de leur marque. Beaucoup évoquent le web3D, avec la disparition des pages internet telles qu’on les connait actuellement. L’arrivée de la 3D aux yeux du grand public au travers d’un client lourd (et ce n’est pas peu dire pour le client de SL) n’a pas été certainement la meilleure occasion pour elle de se lancer. Pourtant il existe aujourd’hui des alternatives intéressantes au travers du flash notamment, ainsi que de vieilles méthodes.
Qu’est-ce que serait le web3D ? Pour Wikipedia, “Le Web3d correspondait initialement au concept d’un web totalement en 3D, des hyperliens reliants les contenants entre eux. Par extension, le terme désigne aujourd’hui tous les contenus en 3d interactive qui sont intégrés à des pages html, et que l’on peut visualiser par l’intermédiaire de son navigateur web. Soit : “la 3D sur le Web”. Les navigateurs requièrent généralement l’installation d’un plug-in pour afficher ce type de contenus.“.
Progressant depuis plus de 10 ans avec des technologies tout à fait hétéroclites, on voit pointer à l’horizon ce qui pourrait être dans un futur proche ou lointain, un ersatz de véritable web3D : interconnecté, interopérable, portable, léger, et aussi simple d’utilisation qu’un site internet, accessible auprès du grand public en somme. Rappellons-le, le niveau moyen d’un internaute en terme de nouvelle technologie n’est pas de loin aussi élevé que l’on pourrait le penser. La technologie doit rester facile d’utilisation et accessible. A la frontière entre les Serious Games, le jeux vidéo et les simulations en temps réelles vieilles de 10 ans comme le VRML, le web 3D – appellation tout aussi floue qu’incertaine – touche à tous ces domaines sans pour autant les remplacer forcément, tout restant à définir.

Je ne ferais pas rentrer l’aspect 3D rich media de certains sites comme le center parcs ou michelin, puisque je parle ici de véritable 3D calculée en temps réel et non précalculée puis retranscrite en vidéo sur les sites webs en flash. L’évolution du haut-débit permet maintenant la création de tels sites mais le précalculé a des contraintes (linéarité, poids…) qui limitent à terme son utilisation.
Ce billet a aussi pour but de dépasser un peu les visions réalité augmentée, mondes miroirs, mondes virtuels, et d’approcher cela sous un autre angle/point de vue. Choix d’approche donc, mais aussi questionnement sur l’évolution de ces plateformes au long terme.
La 3D sous diverses technologies : problèmes et contraintes techniques
Commençons par séparer trois choses bien distinctes :
- le plugin multimedia dans le navigateur web de monsieur tout le monde
- le plugin dédié gérant uniquement la 3D
- l’application lourde (logiciel) qui permet d’afficher de la 3D, tout comme un jeu vidéo. (GoogleEarth, Second life, etc…)
Au-delà de la présence de plugins, plusieurs contraintes techniques sont de véritables défis pour afficher un véritable modèle en 3D sur une page web :
- la bande passante : même avec l’explosion du haut-débit, un meshe 3D qui prend 1 minute à charger est problématique.
- le framerate : afficher des objets complexes consomme beaucoup de ressource. Non seulement du côté du processeur, mais il faut aussi faire appel parfois aux capacités d’accélérations matérielles des cartes graphiques pour tenir un minimum de 25 fps, soit une image fluide par définition. Ce n’est pas si facile.
- A mettre en rapport avec le framerate : le rendu même du moteur, et sa capacité à gérer sans problèmes la lumière, la réflexion/réfraction, le placage de texture voire le bump mapping et diverses autres techniques (shading, FSAA, HDR…) qui donnent un rendu plus ou moins réaliste à la scène ou à l’objet.
- Un code trop complexe va à un moment ou à un autre freiner l’évolution du système, et la production d’exemples, ce qui reste quand même la meilleure preuve que cela marche.
- La possibilité d’importer des meshes 3D de plusieurs sources différentes (grand public et pro), et pas d’un seul format propriétaire.
- L’interaction possible de certains éléments du décor. (comme l’ouverture de placard par exemple lors d’une reconstitution de salle de bains ou de cuisine.)
La 3D dans le navigateur web

La 3D dans le navigateur internet pour le grand public, c’est possible depuis cette année en flash grâce à des librairies 3D. Le plugin concurrent de flash de Microsoft sur le terrain des RIA/RDA, Silverlight, est arrivé depuis quelques mois (exemple avec les flux rss par ici). Il ne lui manque qu’une librairie similaire à celles utilisées dans flash pour y inclure de la 3D. Si Silverlight ne prend pas pour l’instant l’accélération graphique, flash est lui aussi dénué de vraie prise en charge de la 3D, il faudra attendre la version 10 – et sans doute la 11 – du Flash Player d’Adobe pour espérer voir un tel moteur 3D. Le flash player à l’heure actuelle est aussi dénué d’accélération matérielle (aucune prise en charge des capacités de la carte graphique, c’est le processeur qui calcule tout). Nul doute qu’Adobe ne laissera pas ce créneau incontournable à Microsoft, mais c’est pour eux un chantier énorme. Voir ci-dessous la preview du flash player 10 en terme de gestion 3D :
Pourtant, des initiatives de développeurs ont décidé de ne pas attendre Adobe. Des projets open source comme Papervision – librairies de rendu 3D – ont été largement adoptés par les créatifs pour présenter leurs projets marketing. De très bons exemples sont sortis ces derniers mois : personnalisation de produits en temps réel, immersion dans un univers de jeu brandé, nouveaux effets de perspective interactifs… Cependant, nous en sommes encore loin d’un remplacement des pages html classiques. Ce que permet Papervision n’est autre que de pousser des petits éléments 3D pour créer des objets, jeux ainsi que des systèmes interactifs particuliers. Ils demeurent quand même encore assez simples, par rapport à ce que de vrais plugins 3d sont capables de réaliser, en terme de capacité de rendu et d’interaction (Pour l’instant…). Et par rapport à des clients lourds, la comparaison ne se pose même pas…

Il existe d’autres technologies, pourtant en développement depuis de nombreuses années. On peut parler du VRML , ou du Java3D, qui proposent une solution intéressante. Mais voilà , si le VRML (vous vous souvenez du Cosmo Player?) a vu ses heures de gloire dans les années 1997 à 2000, il a été abandonné petit à petit. Dans les deux cas du VRML ou JAVA3D, il faut ou bien installer un plugin ou bien Java. Sur ce point, c’est Java qui gagne, et pourtant, il n’est jamais parvenu à être majoritaire sur le web. Après le VRML, Le X3D, a tenté de revendiquer son statut de standard. Sans vraiment y parvenir non plus. L’autre technologie, reste le Shockwave, de Adobe. (Macromedia à l’époque), qui lui aussi a gagné un peu de terrain un temps, puis a finalement reculé au profit de son cousin, le flash. (D’ailleurs, Director ne serait-il pas sur la pente de la fin de vie ?)
Pour les autres technos, c’est un véritable brouhaha de plugins et de technologies (propriétaires ou non) aussi différents les uns des autres (la liste est incomplète et disparate) :
- Virtools
- Quest 3D
- Wirefusion, basé sur du Java
- scenecaster, qui a fait récemment parler de lui avec son application sur facebook.

SceneCaster
- Stonetrip, créations de jeux et applications multimedia.
- Westimages, qui utilise le Java (Java3D ?), avec de bonnes scènes et interactions sur portes et tiroirs…

Westimages

Exemple à base de Java, pris sur internet3d.fr

Enervant, n’est-ce pas ?
Côté carte interactive, ca se bouscule entre trois acteurs :
- TerraExplorer, utilisé par le Geoportail de l’iGN
- VirtualEarth de Microsoft
- Sans oublier GoogleEarth et son sketchup.

Ils proposent tous au travers d’un plugin le support d’une scène 3D complète ou partielle : pièces, objets, avec réflexions de matières et lumière… avec une fidélité et une interactivité plus ou moins importantes selon le contexte d’utilisation. Le problème bloquant reste l’installation nécessaire de plugins. Toutefois, ces applications peuvent être utilisées pour des usages bien ciblés en entreprise dans le cadre de Serious Games : apprentissage, formation, simulation…
Toutes ces technologies peinent à se mettre d’accord entre elles : il manque profondément des normes, des règles, et des standards pour uniformiser le parc des technologies développées au fil des ans, au risque de voir de vieux acteurs dans le domaine se faire doubler par des mastodontes du web, qui bénéficient d’une adoption massive par le grand public. Surtout que certaines technologies sont propriétaires (et sous licence, voire pour certains utilisant des midlleware) tandis que d’autres utilisent des projets open sources, et d’autres encore se veulent être un standard sans être véritablement adoptés par la majorité.
Je résumerais l’adoption de ces plugins par un petit graphique fort simple. En gros, qui cela intéresse d’installer un plugin 3D à usage unique qui va ralentir le navigateur internet pour le restant de ses jours (ou presque, à moins de le désinstaller) ?

La solution passerait peut être donc par trois axes :
- Etendre les fonctionnalités des plugins courants (Flash / Silverlight) à une prise en charge de la 3D et il y a du chemin à faire pour y parvenir….
- Trouver un plugin unique, qui prendrait en charge toutes les applications en 3D. (C’est ce que tente de faire IBM et Pelican Crossing avec son InDuality).
- On peut espérer qu’une technologie de visualiseur 3D finisse par gagner, aussi invraisemblable que cela puisse paraître. ( En premier, virtools ?)
La 3D dans le web ou le web dans la 3D ?
Ces derniers exemples mettent en évidence trois tendances sur l’évolution de la 3D et de sa position avec les logiciels, clients, plugins et environnements :
- Des pages html dites ‘classiques’ qui incorporent des éléments 3D (scènes, objets, systèmes d’interactions et effets d’interfaces en 3D). On devine évidemment les possibilités en terme de vente en ligne, d’animations et d’interfaces riches.
- Des logiciels d’environnements virtuels (collaboratifs, e-learning…) qui affichent une page web. (c’est le cas de logiciels comme Tixeo, i-maginer, blink3D de pelicancrossing ou le célèbre croquet). Ubrowser propose de manière très simple la basique représentation d’une navigation dans un environnement 3D. Le véritable apport reste à prouver, isolé des autres applications.
- Une séparation d’usage entre la 3D et le web, qui part du principe que ce qui se passe sur le web ne peut pas forcément être remplacé par la 3D, et inversement. Chacun dans son coin, la 3D trouve son rôle dans des systèmes d’interactions riches, et le web aussi, parce que dans certains cas, la 3D n’apporte rien, et la rapidité/lisibilité du contenu est de mise. (Prenons l’exemple d’univers virtuels relevant plus du social games, où l’on va pouvoir afficher sur le site web un ensemble d’informations en rapport avec la vie de son avatar, dédié donc plus à la gestion de son ‘double’ virtuel, tandis que l’univers étant plus destiné à la vie de son avatar.) Le travail est plutôt du côté de la bascule la plus fine et rapide possible entre la 3D et le web ‘traditionnel’.

Portabilité et interopérabilité
Les univers virtuels, aussi nombreux puissent-ils être, restaient jusque là isolés dans ‘leur monde’, tant au niveau technique que social. Les utilisateurs se cachaient derrière des avatars virtuels, ceci leur permettant de garantir un anonymat virtuel. Des entreprises comme Linden Lab, éditeur de Second Life, ou Hipihi, le clone de SL en Chine, ou même IBM, revendiquent une recherche croissante vers une interropérabilité entre les univers. L’objectif est de repousser les barrières physiques du virtuel, en favorisant le dialogue entre plusieurs plateformes, d’univers virtuels ou non.
En parallèle à cette interopérabilité, certains projets s’orientent fortement vers une portabilité d’un univers sur d’autres plateformes : ainsi, NTTDocomo et Sun ont annoncé développer une interface qui permettrait d’accéder à Second Life sur mobile. Hipihi a de son côté annoncé la même chose lorsque la version bêta de l’univers est sortie. Nokia s’est même déclaré intéressé pour développer un univers virtuel sur mobile. Rappellons qu’au Japon, il existe déjà Naviblog, une petite application qui propose un univers virtuel avec un système de géolocalisation des avatars dans le virtuel/réel, permettant de déposer des remarques sur tel ou tel magasin/restaurant. D’ailleurs, il est d’un intérêt certain pour les mobiles de s’intéresser à la 3D.
Au-delà du mobile, d’autres projets connectent le navigateur internet avec des univers virtuels. Interaction entre le web, des bases de données, le mobile, des bornes interactives (pourquoi pas…)… aussi bien en entrée qu’en sortie. Les deux sens sont tous deux très importants.
Convergence des technologies, Absorption des logiciels sur d’autres supports
Quelle importance peut prendre un navigateur de type web3D avec son environnement ? Intéropérable avec la plupart des systèmes d’univers virtuels qui dialoguent eux-mêmes entre eux (un logiciel de messagerie inter-univers virtuel par exemple ? un système monétaire inter-univers virtuel ?), certaines applications en logiciel lourd dévelopées isolément sont destinés à disparaître avec le temps : il y a une absorption d’une application dans une autre comme l’a fait le mobile ces dernières années (et plus récemment avec l’Iphone) avec les fonctionnalités diverses (téléphone, réveil/heure, lecteur mp3/vidéo, etc…, support de widget pour flux rss et autres…), on peut alors parler de convergence. Si un univers virtuel n’est pas absorbé techniquement par une application de web3D fédératrice, il va dans tous les cas développer le maximum d’interactions entre le web classique, et ses autres plateformes : vers un site de réseau social virtuel, vers un site de vente en ligne, etc…
Allez, un petit graphique (j’aime pas faire des graphiques) pour illustrer le propos :
(c’était la partie hypothétique au long terme)
Pour quels usages ?
Le web 3D peut-il dans un futur lointain remplacer internet actuel ? Difficile d’imaginer dans sa globalité quel serait l’apport d’un tel changement de technologie en terme d’usage et d’interaction. Nous en sommes encore loin. Soulignons aussi que la création d’un espace 3D n’est pas simple, même s’il est assisté : la création sous Second Life est un exemple extrêmement intéressant : le grand public pouvait accéder à la création d’un espace, dans les limites définies par Linden Lab, tout comme le web à ses débuts avec le html. D’un autre côté, la création 3D en flash ou autre plugin divers requiert des connaissances approfondies qui dépassent largement celles du grand public. Il y a une barrière entre utiliser et créer. Les premières pages web pouvaient être crées avec le bloc-notes à l’époque, aujourd’hui, il faut bien plus d’un bloc-notes pour créer une application 3D. Là n’est pas forcément la question. Il est passionnant de voir l’évolution des Serious Games progresser sur bon nombre de professions et ne trouvant pas seulement des applications dans le domaine industriel ou de simulation, mais aussi à des fins pédagogiques.
Je ne suis pas rentré volontairement dans les enjeux marketing, sociaux, ou business de la question du web3D (c’est déjà bien assez compliqué comme ca). Pour être honnête, je laisse cela à des gens beaucoup plus préoccupés par ces questions que moi. Et puis les événements et conférences sur le sujet ne manquent pas en ce moment.
;)



S'abonner à Hebiflux
Le Twitter Hebiflux

Article complet qui expose un point de vue plutôt cohérent et bien expliqué.
Attention toutefois, quelques erreurs subsistent, notamment lorsque tu parles de Silverlight.
Il ne gère pas nativement la 3d (pas pour le moment et pas prévu dans un futur proche).
WPF (Windows Presentation Foundation) est un ensemble du framework .Net depuis la version 3.0. Silverlight, dans ses jeunes heures s’appelait WPF/e (Everywhere) et repose sur un aspect qui peut être proche de WPF (code d’interface en XAML, possibilité d’utiliser C# en code behind…). Silvelight est une implémentation multiplateforme et multinavigateur du framework .Net (selon la définition de Microsoft). Les fonctionnalités bien qu’importantes (et évoluant encore) ne sont pas au niveau de WPF et de .Net en son ensemble : pas de 3d pour le moment.
Certains projets sont en cours pour réaliser comme en Flash, des pseudos moteurs 3d (comme la présentation vidéo affichée).
Regarde aussi si tu as le temps, ce que prépare (et propose déjà ) Virtual Earth pour répondre à Google Earth, notamment ce qui arrive de chez Dassault…
D’ailleurs chez Microsoft, l’intention est marquée pour le Web et leurs plugins : “priorité à IE et FF puis direction Safari (2.0 et 3.0), les autres on verra ensuite”.
En bref, je trouve cet article intéressant à lire, je suis plutôt d’accord avec toi concernant le manque de standards et normes pour ces technologies, mais c’est souvent le cas avec des choses innovantes.
Les exemples en image, notamment en Flash, sont vraiment sympa :)
Bonne continuation sur ce blog !
J’ajouterai pour être plus clair, que WPF ne concurrence en rien un produit de chez Adobe. Et Adobe n’a rien pour répondre à WPF.
Silverlight a ses avantages et Flash les siens, on pourrait en débattre pendant des heures, ils ne seront pas utiliser pour les mêmes choses. Je le vois davantage entre Flash et Flex (plus près de Flex d’ailleurs) dans ses capacités.
“Il ne gère pas nativement la 3d ”
-> gargl, en effet, c’est corrigé, un grand merci, ca m’aurait rendu malade de laisser une telle erreur. Apparemment, c’est une erreur commune, beaucoup la font sur le net… mais j’aurais du vérifier, damned !
C’est certain que les technos innovantes partent avec un handicap, c’est celui d’avoir des standards et des normes. Toutefois, cela fait déjà 10 ans que la 3D en temps réel dans le navigateur peine à nous parvenir. D’abord les secteurs ciblés (industrie, médical etc…) ou les moyens détournés (vidéo), puis viendra ensuite certainement une phase un peu plus mature. Elle aura mis du temps en tout cas !
Pas trop d’accord sur le fait que Silverlight et Flash (le lecteur en fait, que ce soit du flex ou du flash) ne sont pas concurrents. Sur le domaine des RIA, c’est véritablement adversaire direct. Ils sont différents, c’est certain mais n’oublions pas que Adobe vient du monde du desin et Microsoft du développement : la marche d’approche n’est pas la même, mais le combat reste similaire, c’est celui de s’implanter comme techno pour les interfaces riches et applications riches de bureau.
;)
[...] noter que pour réaliser cela, ils ont du quand même quitter flash pour avoir un meilleur rendu. (voir par ici quelques notes à ce sujet). Si l’installation a été extrêmement facile sous Firefox, il m’a planté sous IE. [...]
Bien aimé l’analyse globale.
Moi je trouve que “La Page Web” (LPW) va “manger” la 3D comme la vidéo a été mangé par LPW grace à Youtube ou autres.
J’ai des amis qui prétendent que “non c’est la 3D et les mondes virtuels comme SL qui vont manger la page Web”.
J’y crois pas une seconde !
Pourquoi ? La 3D c’est comme le son , la vidéo le texte: C’est un média.
Point.
Flash et Silverlight sont concurrents sur certains points mais ne seront pas utiliser pour les mêmes choses au final.
Une réelle question qui se pose (et qui me taraude pas mal en fait) étant encore étudiant, je m’aperçois que le place d’ActionScript (qu’importe sa version) dans le monde du développement (tant professionnel que scolaire) est vraiment minoritaire par rapport à des langages plus courant comme JavaScript ou C# qu’utilise Silverlight.
Alors cette question ouverte n’est pas posée pour avoir une réelle réponse, elle part d’un constat réelle.
Comme tu dis Adobe (et Macromédia du coup) viennent du milieu du graphisme de manière générale et à l’heure actuelle, sur le créneau sur lequel ils souhaitent se lancer, je m’interroge sur les capacités de développement des entreprises (tant en qualité qu’en quantité).
Je souligne le fait qu’il y a peu de monde pour développer en Flash ou Flex de manière professionnelle et que ça risque de ne pas grimper de manière spectaculaire pour le moment vu l’orientation du point de vue scolaire.
Pour moi, on ne peut pas demander un travail de développement complexe à la plupart des codeurs Flash, parce que ce n’est pas l’utilisation première de cette technologie et que les codeurs Flash ne sont peut être pas tous capables de tels développements conséquents (de par la relative jeunesse d’un véritable langage utilisable dans Flash, je ne mets pas en doute les compétences de qui que ce soit bien au contraire).
Flash reste utilisé pour faire un travail de présentation principalement, de jolies animations et (trop) rarement des applications complexes (professionnelles) interagissant avec une base de données ou des web services par exemple…
Le seul avantage pourrait venir de la capacité d’Adobe a assurer une convergence des outils de création avec les outils de développement pour améliorer l’intégration des designers (graphistes etc..) au sein du processus de développement, ce qui semble en route lorsqu’on voit les premiers pas de Thermo.
Pourquoi ils auraient un avantage ? Bien c’est simple leur présence sur le marché du graphisme (chez Adobe) est monstrueuse et donner aux graphistes la liberté d’utiliser leurs outils préférés pour collaborer parfaitement avec les équipes de développement, ça peut vraiment faire bouger les choses (de là à en faire les numéro 1 dans le dev de RIA… je ne pense pas et ne sais pas en fait… seul le temps nous le dira).
Aussi, oui leur but c’est de s’imposer sur le marché des RIA, mais je pense que tant qu’Adobe n’arrivera pas à avoir les mains suffisantes pour développer autre chose que des applis de présentation ou pour le particulier (et au final répandre sa technologie), Flash ou Flex ou autre… ne pourra pas imposer sa patte dans le marché professionnel et cela qu’importe leur part d’implantation sur les ordis (96% du parc mondial équipé de Flash non ?). L’habit ne fait pas le moine parait-il… Le plugin Flash installé ne veut pas dire les applis Flex directement exploitable et disponible :)
Pour ma part, issu du développement .Net depuis la version 1.1, je me suis naturellement conduit vers Silverlight, je ne suis pas forcément un cas probant sauf que des développeurs .Net, il y en a un paquet (bien + que de développeurs Flash/Flex…) et ça pèse dans la balance.
C’est aussi pour ça que mon avis peut être influencé par mon choix technique.
Maintenant je garde toujours un oeil ouvert sur ce qui se fait en Flash/Flex parce que c’est toujours intéressant de voir ce qui se fait de mieux sur le net actuellement. J’ai notamment observé Everyscape avec grand intérêt par exemple, bref loin de décrier les capacités purement techniques de certains codeurs Flash, juste en proportion, c’est personne là sont rares.
Enfin, le temps nous donnera certainement une réponse quant à la technologie qui primera. Adobe ou Microsoft, l’important c’est qu’il y ait de la concurrence parce que c’est que comme ça qu’ils se décident à s’investir pour innover réellement !
Bonne suite :)
Je viens de relire la correction apportée en détail.
Silverlight, comme Flash, pour le moment ne gère pas nativement la 3d ni d’accélération matérielle pour ces contenus 3d.
@thierry > je suis assez d’accord sur le fait que la 3D reste un media à l’instar de la vidéo mais j’ai quand même un doute au très long terme. Les effets Vista d’interface en 3D ne parviennent pas à me convaincre : en général, j’enlève ces effets si cela me ralentit dans ma navigation, et si cela ne m’apporte rien. Il faut que cela ait du sens avant tout. Et puis le web est implanté depuis si longtemps et à si grande échelle, que je le vois mal se faire remplacer dans les prochaines années. Peut être au très long terme, qui sait ?
@Nicolas > oups, j’avais fait la correction un peu vite, j’ai modifié le passage
;)
Tu as très bien résumé le combat Silverlight / Flash/flex dans le domaine des RIA. Ils sont concurrents (j’y tiens^ Microsoft a tendance à vouloir lancer des produits en concurrence directe avec ceux d’Adobe en ce moment) mais ne viennent pas du même monde : l’un du design et l’autre du développement ( le WPF pour les logiciels lourds, ce n’est pas rien).
Adobe a sorti Flex pour attirer les développeurs, conscient que Flash ne pourrait pas évoluer assez vite et assez radicalement pour répondre à leurs besoins. De la même manière, l’actionscript a été repensé (3 versions en peu de temps mine de rien!) en Objet, se rapprochant du Java, pour que les développeurs ne se sentent pas trop perdus. Et comme tu l’as dit, les développeurs Flex ne sont pas si nombreux que cela ! Ils se font rares même, j’ai vu quelques billets sur le net à ce sujet.
Microsoft part avec quelques années de retard, mais avec une terrible expérience dans le domaine du développement, c’est un atout considérable !
et en effet, la concurrence ne peut qu’être constructive !
[...] monde à l’autre ! (Un jour, je ferais un second billet sur le web3D, faisant suite au premier réalisé il y a quelques temps déjà .) Posté le avril 23rd, 2008 [...]
[...] le navigateur. Du moins celui du jeu haut niveau en qualité. (Question d’absorption ? Ah, c’est un débat que j’avais déjà lancé il y a longtemps d’ailleurs.) Et de cette même 3D aux [...]