Créativité, image et notoriété spontanée : l’interactivité dans la communication

Il est des marques qui s’acharnent à trouver sur internet un espace d’expression de leur créativité, et à créer des liens avec leurs utilisateurs/internautes/consommateurs. Certaines cherchent sur internet un moyen d’étendre leur notoriété, de tisser des liens visuels, et interactifs avec l’internaute, et d’autres en sont totalement absents. Au final, certains s’expriment sur internet, et d’autres en sont totalement absents.

Je parle là de marques qui acquièrent une réelle présence dans la mémoire des gens parce qu’ils ont compris qu’internet est réellement un terrain d’innovation. D’autres, s’acharnent en spot télé, presse ou radio, et oublient totalement le web. Sur le terrain du web, certaines marques sont totalement absentes, inexistantes. Passées dans l’oubli le plus total. Et qu’est-ce qu’elle vous évoque lorsque vous rentrez dans leur enseigne, vous, internautes ? Rien… rien d’autre qu’un magasin qui vous vend un produit. Nous sommes bien loin du lien sentimental que certaines parviennent à atteindre.

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Uniqlo fait partie de la première catégorie : inventive, créative, réinventant à chaque campagne ses codes d’expression. S’ils ont une charte graphique très forte, ils doivent avoir certainement une charte interactive dont les mots d’ordre sont peut-être : soyez inventifs, surprenez l’utilisateur, utilisez les nouvelles possibilités techniques pour vous exprimer, mais sans jamais la mettre au devant de la scène, mais utilisez-la pour servir un scénario visuel, un esprit graphique dans le mouvement. Tout cela au service de l’image et de l’aspect business.

Résultat ? A chaque campagne, c’est un raz de marée de blogs et de sites qui parlent d’eux (moi le premier). Sans jamais débourser quoi que ce soit pour qu’un bloggeur écrive un billet sur eux. C’est ce que l’on appelle la notoriété spontanée. On a envie de parler d’eux parce qu’au travers de leur maitrise du support de communication, il y a une beauté dans la créativité qui force l’admiration. Parce que c’est nouveau, dans le sens où ils inventent de nouvelles expériences interactives à chaque nouveau site avec une qualité de réalisation constante. On pourrait également citer les campagnes Ikea de la même manière.

Attention, ce n’est pas une manière exhaltée de vendre le renouveau continu : tout est relié directement avec des potentiomètres business et indicateurs d’images.

Du site à la bannière

Même chose pour les bannières de pub sur les espaces media : je regardais une étude simple sur les formats qui marchent et il en ressort que les plus « rentables » sont celles qui sont également les plus créatives. Chiffres à l’appui.

Et puis, ce gain en image sur internet est relié directement avec la réputation. Une marque a moins de problèmes lorsqu’un détail gênant apparait sur internet si elle bénéficie d’une « aura » positive. Parce que l’internaute est plus tolérant et qu’il a à son égard un fort capital sympathie. C’est déjà moins à dépenser en veille de réputation, en énergie et en temps humain à démêler tout cela. Regardez sur le même terrain la réputation de GAP : en France, ils sont inexistants sur le terrain de la communication alors qu’ils ont une image déplorable d’exploitants d’enfants dans leurs usines en asie.

Quelle que soit la technique utilisée
Pour tout cela, le flash est bien sûr un maitre en la matière et sert directement les personnes qui l’utilisent à bon escient : interactivité, un peu de scénario (storytelling) bien ficelé, une approche technique qui relève le défi de principes créatifs pour renouveler l’expérience d’un utilisateur sur un site internet. Wake up, l’âge de l’internet préhistorique est dépassé, et cela va beaucoup plus loin qu’auparavant.

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Et quelle que soit la technique utilisée : je parle de flash, mais il en va de même avec un site en html bien géré au niveau CSS : un bon choix d’image, de tonalités, de couleurs… Je vous invite à consulter tous les exemples magnifiques chez Konigi qui montrent également en terme d’ergonomie, ce que l’on peut faire pour améliorer le sentiment de confort ressenti sur un site internet.

Construire son identité interactive sur internet
Faisons un parallèle entre plusieurs réalisateurs connus : Tarentino, Tati, Tim Burton, les films de Dreamworks ou les Disney…

Un film ne se résume pas uniquement à son affiche ou à son teaser sur allociné. Est-ce la même manière pour chacun de ces exemples de filmer, d’écrire un dialogue, de définir des codes graphiques, de cibler son public ? Bien sûr que non, ils ont une identité et une patte qui leur est propre. Il en va de même pour l’image de chaque marque sur internet. Trouvez vos propres manières de communiquer et de vous exprimer. Et arrêtons de diffuser la même sauce à toutes les cibles, avec des identités et des discours qui se ressemblent tous, en jetant négligemment un message porté avec naïveté sur internet, juste parce qu’internet est un support comme un autre. Et qu’il n’est pas noble comme la télé ou la presse.

Au delà de la campagne éphèmère : le long terme
Le social media a beau être très tendance en ce moment, c’est encore une histoire d’interaction avec les utilisateurs. Une relation au plus long terme qui vise créer de la valeur avec ses clients, prospects, ou « fan ». Ce n’est pas cela qui ira sauver une entreprise en difficulté, certes, mais cela peut aider à limiter la casse, à fidéliser, à améliorer son image auprès d’une certaine cible. A connecter les personnes qui composent l’entreprise avec l’extérieur. Combien de marques sourdes et muettes ont des collaborateurs qui ne disent jamais à l’extérieur de quelle entreprise ils viennent juste par défaut d’image… ?

Merci à ceux qui m’offrent ce service
Une marque qui lance une application rendant service quotidiennement à un internaute. C’est le cas de widgets notamment ou d’autres plateformes de mise en relation. (Cherchez bien, vous en trouverez..) Vous imaginez le gain en terme d’image ? Tous les jours de la semaine, j’emporte avec moi une application qui m’est réllement utile, et qui me sert vraiment. Qu’importe au final s’il y a un petit logo dans un coin. J’y suis attaché, je la garde.

Et encore une fois, on peut en être absent également… et creuser un peu plus le fossé entre ses utilisateurs et soi-même. Ou commencer à réfléchir interaction : interaction par le dispositif offert ou interaction avec les utilisateurs.

4 Commentaires

  1. thomas
     a posté le 13 juillet 2009 à 13:49 -

    Très intéressant, je suis d’accord avec toi concernant l’image des marques sur Internet, les liens, et l’attachement que peuvent être tissés grâce a ce média.

    Par contre je me demande souvent si, le grand publique est aussi sensible ? S’il est vraiment autant touché par des campagnes créatives, et innovantes. Etant du métier, et m’exaltant aussi devant chaque nouveaux sites Uniqlo, en y passant des heures, n’est ce pas un comportement geek ?

    Est ce que les clients traditionnels, n’utilisant internet que pour communiquer, chercher rapidement de l’information, et acheter en ligne sont autant sensibles à ça ? Ne passeraient ils pas directement aux portail de vente pour acheter ou acquérir de l’information ?

  2.  a posté le 14 juillet 2009 à 14:01 -

    Arf bonne question, je crois que si ce n’était pas le cas, chacun ferait des sites de e-commerce comme la fnac ou cdiscount au final. La problématique est la même que celle du luxe, il y a un sentiment d’appartenance, une présentation, une personnalité qui en ressort. Il faut garder une règle simple qui est celle d’offrir un accès assez direct à ce que l’internaute cherche dans tous les cas. L’internaute moyen est quand même assez pressé…

    Le grand public est plus direct : ce qui l’étonne, l’amuse, lui plait, il retient. Il est prêt à rentrer dans un dispositif pourvu qu’il soit inventif, ‘inspirant’ (et tant qu’il garde le contrôle).

    Uniqlo est sur le marché japonais, et si leurs sites sont originaux, leur positionnement fournisseur/distributeur est également original. Il y a une certaine cohérence d’image et dans l’état d’esprit.

  3.  a posté le 19 juillet 2009 à 19:35 -

    Excellent post merci Galrdic !

  4. groskarl
     a posté le 20 juillet 2009 à 20:02 -

    Tu aurais le lien vers l’epub « les plus « rentables » sont celles qui sont également les plus créatives. Chiffres à l’appui. » ?
    Merci !!