Archive for the 'web 2.0 (mais pas trop)' Category
We are all fans : réactions et publications définissent l’artiste musical

Interface réalisée pour les prochains Grammy’s awards, voici une belle métaphore sous forme d’agrégateur en temps réel de feeds twitter, youtube etc… d’artistes musicaux qui finit par représenter en photo un artiste avec un extrait de son travail (une autre forme de mosaique). Quand le web redéfinit les artistes par les commentaires réalisés sur internet… Exemple sur we are all fans
L’année de la carte de voeux twitter by #hashtag ?

Petit pari pour cette année : combien de cartes vont utiliser Twitter ? Chrimastweets est le premier à ma connaissance à se lancer. Et on attends de voir les prochaines et les utilisations inventives de twitter dans le domaine. Juste pour le jeu.
Créativité, image et notoriété spontanée : l’interactivité dans la communication
Il est des marques qui s’acharnent à trouver sur internet un espace d’expression de leur créativité, et à créer des liens avec leurs utilisateurs/internautes/consommateurs. Certaines cherchent sur internet un moyen d’étendre leur notoriété, de tisser des liens visuels, et interactifs avec l’internaute, et d’autres en sont totalement absents. Au final, certains s’expriment sur internet, et d’autres en sont totalement absents.
Je parle là de marques qui acquièrent une réelle présence dans la mémoire des gens parce qu’ils ont compris qu’internet est réellement un terrain d’innovation. D’autres, s’acharnent en spot télé, presse ou radio, et oublient totalement le web. Sur le terrain du web, certaines marques sont totalement absentes, inexistantes. Passées dans l’oubli le plus total. Et qu’est-ce qu’elle vous évoque lorsque vous rentrez dans leur enseigne, vous, internautes ? Rien… rien d’autre qu’un magasin qui vous vend un produit. Nous sommes bien loin du lien sentimental que certaines parviennent à atteindre.
Uniqlo fait partie de la première catégorie : inventive, créative, réinventant à chaque campagne ses codes d’expression. S’ils ont une charte graphique très forte, ils doivent avoir certainement une charte interactive dont les mots d’ordre sont peut-être : soyez inventifs, surprenez l’utilisateur, utilisez les nouvelles possibilités techniques pour vous exprimer, mais sans jamais la mettre au devant de la scène, mais utilisez-la pour servir un scénario visuel, un esprit graphique dans le mouvement. Tout cela au service de l’image et de l’aspect business.
Résultat ? A chaque campagne, c’est un raz de marée de blogs et de sites qui parlent d’eux (moi le premier). Sans jamais débourser quoi que ce soit pour qu’un bloggeur écrive un billet sur eux. C’est ce que l’on appelle la notoriété spontanée. On a envie de parler d’eux parce qu’au travers de leur maitrise du support de communication, il y a une beauté dans la créativité qui force l’admiration. Parce que c’est nouveau, dans le sens où ils inventent de nouvelles expériences interactives à chaque nouveau site avec une qualité de réalisation constante. On pourrait également citer les campagnes Ikea de la même manière.
Attention, ce n’est pas une manière exhaltée de vendre le renouveau continu : tout est relié directement avec des potentiomètres business et indicateurs d’images.
Du site à la bannière
Même chose pour les bannières de pub sur les espaces media : je regardais une étude simple sur les formats qui marchent et il en ressort que les plus « rentables » sont celles qui sont également les plus créatives. Chiffres à l’appui.
Et puis, ce gain en image sur internet est relié directement avec la réputation. Une marque a moins de problèmes lorsqu’un détail gênant apparait sur internet si elle bénéficie d’une « aura » positive. Parce que l’internaute est plus tolérant et qu’il a à son égard un fort capital sympathie. C’est déjà moins à dépenser en veille de réputation, en énergie et en temps humain à démêler tout cela. Regardez sur le même terrain la réputation de GAP : en France, ils sont inexistants sur le terrain de la communication alors qu’ils ont une image déplorable d’exploitants d’enfants dans leurs usines en asie.
Quelle que soit la technique utilisée
Pour tout cela, le flash est bien sûr un maitre en la matière et sert directement les personnes qui l’utilisent à bon escient : interactivité, un peu de scénario (storytelling) bien ficelé, une approche technique qui relève le défi de principes créatifs pour renouveler l’expérience d’un utilisateur sur un site internet. Wake up, l’âge de l’internet préhistorique est dépassé, et cela va beaucoup plus loin qu’auparavant.

Et quelle que soit la technique utilisée : je parle de flash, mais il en va de même avec un site en html bien géré au niveau CSS : un bon choix d’image, de tonalités, de couleurs… Je vous invite à consulter tous les exemples magnifiques chez Konigi qui montrent également en terme d’ergonomie, ce que l’on peut faire pour améliorer le sentiment de confort ressenti sur un site internet.
Construire son identité interactive sur internet
Faisons un parallèle entre plusieurs réalisateurs connus : Tarentino, Tati, Tim Burton, les films de Dreamworks ou les Disney…
Un film ne se résume pas uniquement à son affiche ou à son teaser sur allociné. Est-ce la même manière pour chacun de ces exemples de filmer, d’écrire un dialogue, de définir des codes graphiques, de cibler son public ? Bien sûr que non, ils ont une identité et une patte qui leur est propre. Il en va de même pour l’image de chaque marque sur internet. Trouvez vos propres manières de communiquer et de vous exprimer. Et arrêtons de diffuser la même sauce à toutes les cibles, avec des identités et des discours qui se ressemblent tous, en jetant négligemment un message porté avec naïveté sur internet, juste parce qu’internet est un support comme un autre. Et qu’il n’est pas noble comme la télé ou la presse.
Au delà de la campagne éphèmère : le long terme
Le social media a beau être très tendance en ce moment, c’est encore une histoire d’interaction avec les utilisateurs. Une relation au plus long terme qui vise créer de la valeur avec ses clients, prospects, ou « fan ». Ce n’est pas cela qui ira sauver une entreprise en difficulté, certes, mais cela peut aider à limiter la casse, à fidéliser, à améliorer son image auprès d’une certaine cible. A connecter les personnes qui composent l’entreprise avec l’extérieur. Combien de marques sourdes et muettes ont des collaborateurs qui ne disent jamais à l’extérieur de quelle entreprise ils viennent juste par défaut d’image… ?
Merci à ceux qui m’offrent ce service
Une marque qui lance une application rendant service quotidiennement à un internaute. C’est le cas de widgets notamment ou d’autres plateformes de mise en relation. (Cherchez bien, vous en trouverez..) Vous imaginez le gain en terme d’image ? Tous les jours de la semaine, j’emporte avec moi une application qui m’est réllement utile, et qui me sert vraiment. Qu’importe au final s’il y a un petit logo dans un coin. J’y suis attaché, je la garde.
Et encore une fois, on peut en être absent également… et creuser un peu plus le fossé entre ses utilisateurs et soi-même. Ou commencer à réfléchir interaction : interaction par le dispositif offert ou interaction avec les utilisateurs.
La mosaique, l’image et l’information… une question d’équilibre

Je reviens encore sur cet article L’information en ligne comme une mosaique et sur celui de Cédric Deniaud Présentation des contenus sous forme de mosaique.
En 2006, j’avais écrit quelques billets en relevant ce qui se faisait au travers des mosaiques d’images (mosaique d’images en flash et exploration en mosaique. Egalement des projets très forts comme le Eyeprojet , Uniqlo pour ses créations récentes ou plus anciennes ou Oreseg plus en vidéo. Trollback l’utilise très bien pour son portfolio, et Viewzi comme moteur de recherche.

Plus récemment, grâce à un tweet de fwa, http://www.spezify.com/ qui, fort intéressant en lui même est un moteur de recherche organisant en mosaique l’actualité aussi bien textuelle que visuelle.

Sans parler également de Feedly, qui offre une surcouche de présentation à un google Reader ou un Netvibes en extension Firefox, en transformant vos flux d’informations comme un magazine. Un peu plus éloigné de la mosaique d’images mais très efficace pour l’équilibre entre un contenu textuel et visuel.
Le déplacement qui s’opère sur l’image est intéressant à plusieurs niveaux :
- L’image a été retournée, décomposée, par couleur, par formes, par pixel durant de nombreuses années, et elle vient s’insérer petit à petit dans l’information ou les moteurs de recherches pour diversifier, illustrer, souligner ou résumer même un contenu.
- Chez spezify, l’image est photo -shop-, de mode, issue de vidéos youtube ou avatar de twitter. Qu’importe. L’image en arrive au même niveau piédestal en tant qu’information que le texte pour donner à l’internaute un niveau de compréhension global. En une image, on peut avoir tout compris.
- Cette proximité avec le texte en vient à mettre l’image au même niveau que les mots. Tantôt pour faire respirer un contenu, pour lui donner une ambiance, ou pour resituer plus facilement un contenu dans son contexte (Une photo de Barack Obama dit tout…)
- Parfois, c’est le contraire : l’image reste illustration et le texte domine, parfois c’est l’inverse. Il est intéressant de voir pour quels usages et dans quels cadres cet équilibre penche d’un côté ou de l’autre. Adidas met en avant l’image, là ou le New York Times la relègue au rang d’illustration. Spezify la place au même niveau.
- L’appel visuel des mosaique d’images donne la part belle à la navigation en diagonale que l’on a de plus en plus sur internet, en survolant les contenus. Plus rapide, même si parfois on en dit moins.
C’est la vue omnipotente de l’utilisateur sur l’information
Au final, la mosaique reste pour moi la vue la plus omnipotente qui soit. Telle la mouche avec ses 3000 yeux dôtée d’une vision panoramique, chaque oeil va renvoyer une facette différente de l’information ou d’une même information (on relit parfois sur internet la même info avec plusieurs angles et sources différentes). A l’ère de la donnée exhaustive et redondante, de l’instantanéité, c’est bien représentatif aussi de l’ère de l’information dans laquelle nous sommes et que l’on regarde au travers d’un caléidoscope.
Youcity et New York en 3Diso : le retour de « l’autre » google maps

Toujours la même société à l’origine de cette grande oeuvre vue de biais et à 45°c, elle lance avec youcity et pour le web2009 expo une nouvelle génération de réseau social avec ce New York city virtuel. Les bâtiments sont cliquables, géocalisés, avec un moteur de recherche pour chaque bâtiment, rue, et l’on peut même tracer un parcours pour connaitre la distance à parcourir. Impressive !
On peut le teste de suite par ici : http://www.youcity.com/2009/website_front/index.html
via digitalurban
La Flash Platform se socialise pour investir Facebook

Il était temps (d’autres n’ont pas attendu pour se lancer dedans) mais ne chipotons pas. Adobe sort aujourd’hui les librairies-zet-outils officiels pour s’intégrer et dialoguer avec facebook, ce qui inclut : des vidéos de démos, des librairies à télécharger, des tutoriaux… L’AS3 étant supporté à présent par facebook au même titre que le JS ou le php, cela rend les choses plus faciles.
- Build your first Facebook application
- Facebook :Deliver rich, social experiences on the web
- Adobe is… Joining Facebook in Making the Web More Social
- Adobe and Facebook Drive Next Generation of Social Applications
Bon, maintenant, la question suivante se pose : les applications facebook depuis le relooking de septembre dernier, est-ce qu’elles servent encore à quelque chose ? La question reste entière et je ne m’avancerais pas à y répondre, afin de ne point gâcher tout cet enthousiasme débordant de « socialisation ». En tout cas, je serais bien incapable de retrouver les applications que j’ai installé dessus avec le nouveau template… même l’appli que j’avais faite il y a quelques mois. Mais ca, c’était mieux avant…
Edit après coup : bon, contrairement aux Kinder, je pense que le plus intéressant est ce que l’on pourra en faire à l’extérieur et non dans facebook, avec AIR par exemple ou autre….
Les FridayLinks de blogoergosum

Les FridayLinks est une petite émission vidéo de blogoergosum de l’agence xprime, rassemblant de très bons sites sur le web. C’est l’occasion d’en parler parce que :
- d’abord, c’est top ! C’est beaucoup de boulot, et c’est très bien réalisé.
- Outre ceux d’Emob, les podcasts vidéos et plus particulièrement en matière de webdesign sont rares quand même (d’ailleurs dans cette édition, emob participe!)
- J’aurais du en parler avant
- Si j’avais eu un clone et que mes journées faisaient 28 heures au lieu de 24, c’est un truc qui m’intéressait… ^
Voilà la vidéo, et les liens sont là :
Suggestion/request : un petit podcast pour Iphone ne serait pas de refus.
APIs en folie (et un peu en flash) : vers l’infini et au delà !

J’avais déjà parlé des plateformes de jeux flash en ligne mettant à disposition des APIs proposant du jeu multiplayer, et un très bon post relevant ces différentes offres sur le net : Free, managed Flash multiplayer APIs et cela me ramène à ce sujet :
Ces APIs permettent aux développeurs qui n’ont pas les moyens de gérer des serveurs faisant du multiplayer : une bonne solution mais qui ‘aimante’ le plus souvent le jeu à la plateforme proposant l’API. Une démarche qui se répète sur d’autres sphères, au-delà du Game as a Plaform qui commence à apparaitre.D’aileurs, c’est ce qu’a fait Adobe avec son Cocomo
L’API comme moyen d’attirer des utilisateurs : exemple

Deskora est le travail an AIR de Fabien Nicollet, étudiant à TELECOM Lille1 (du très bon site flex-tutorial d’ailleurs) qui a su jouer avec les APIs d’Orange mises en ligne l’été dernier, et ce, si bien qu’il a remporté le premier prix du concours étudiant Orange, utilisant 9 APIs sur 13 disponibles :
– Instant APIs: SMS API, Email API, Click-to-Call API, Location API
– Personal APIs: Personal Profile API, Personal Contact API, Personal Calendar API, Personal Messages API, Personal Photos API
Au delà du rapport très enrichissant entre un gros groupe et une école sur le terrain du développement des usages, la mise à disponibilité d’APIs qui dépassent un peu les Amazon/facebook/twitter/del.icio.us/google mérite un peu d’attention : si l’on écarte des services en ligne connus du web, d’autres domaines sont concernés, comme la presse avec celle du New York Times en train de devenir une vraie plateforme, qui est un superbe exemple de prolongement de son positionnement sur le web.
L’API, un bon moyen de tendre du web1 au web2 ?
L’API devient une manière de se positionner différemment sur le web, et d’étendre pour le futur une nouvelle relation avec des développeurs curieuxet motivés. A plus forte raison, des sociétés qui n’ont pas pour vocation à être une plateforme de webservice pourraient améliorer leur image comme le fait Orange, en ‘forçant’ l’utilisation de leurs services en ligne (ou en les faisant découvrir au grand public) grâce à leur ouverture auprès des développeurs. Une piste à suivre pour nos plus gros sites web francais ?
C’est ce qui m’amène à la question suivante : sur quels sites utilisés quotidiennement, il serait le plus séduisant de travailler au travers d’APIs ? des sites comme la SNCF (pour les horaires), les cours de bourse, les pages jaunes, la fnac (dois-je rappeller ce que propose Amazon?), l’ANPE, lastminute.com ? etc… même s’il faut résoudre la problématique parfois du business model à base de publicité, c’est quelque chose que j’aimerais bien voir apparaitre plus en marge des Apis de Google & co…
En défintive, là où on trouve des articles comme : How Big Brands Can Benefit from Public APIs, je proposerais plutôt un « comment des marques pourraient proposer des APIs »… Je ne compte pas le nombre de mashups géniaux que l’on pourrait réaliser avec cela…
Edit : même des jeux s’y mettent avec Spore par exemple. Un usage qui monte là où on l’attends peut être le moins….
Pour inspiration, la liste des APIs chez programmableweb trouvée sur le web. Une superbe ressource qui rappelle l’étendue des domaines d’activités qui offrent un tel système. Quelques uns pris au hasard : Enterprise, Financial, Food, Government , Job Search, Payment, Project Management, Security, Shipping, Shopping, Telephony, Travel
Un peu de lecture complémentaire :
- web 3.0 when web sites become web services
- Beyond the API: Why Companies Should Have a Presence on All Major Platforms
Entre sMeet et Meetsee : avatar, social, meeting et bien plus… (travail?)
Meetsee

Meetsee, mon premier, est un environnement entièrement en flash – in the browser -, qui permet de bénéficier d’une salle de travail virtuelle avec partage de documents de présentation, de webcam, de flux vidéos, de flux rss… Un peu ce que fait Tixeo ou I-maginer, voire même Second Life (n’est-ce pas David ?^) ou encore d’Edusim(un peu plus éloigné) pour les e-réunions ou e-learning mais en flash. Si les outils ne vont tous pas aussi loin, c’est un concept tout à fait intéressant qui est très bien décrit chez Metaverse3D où je l’ai découvert.
Idée farfelue n°1 : les images des avatars ne pourraient-ils pas être issus de ceux de twitter ? Un autre concept peut-être intéressant à fouiller… en ajoutant de la voix à twitter. Bon qui se lance ?
sMeet


Mon deuxième est un peu différent (quoique toujours en flash), et encore moins connu : Smeet est un autre univers avec la même vue en 3D, et qui a la particularité de se différencier de ses proches en ajoutant le support du mobile pour la voix(en numéro masqué) à la vidéo, au partage de documents, ou la messagerie instantanée. Le seul inconvénient, c’est que pour discuter à l’aide de son mobile avec un autre avatar, il faut payer la communication… argh. Hormis ce détail, il y a une connexion browser – flash – univers virtuel – mobile intéressante. (Surtout que la VOIP dans flash marche pas mal depuis quelques mois, mais tout dépend de l’usage que l’on veut en faire).

L’univers semble plutôt orienté grand public alors que les fonctions proposées (et avancées) relèvent parfois de la salle de réunion. Un service qui se cherche encore un peu ? Peut-être pas : basiquement, les outils dits « sociaux » dans les univers virtuels peuvent finalement très bien s’appliquer à du meeting collaboratif, c’est ensuite une question d’efficacité. (Un outil fait pour ça est toujours plus efficient). En tout cas, voici une petite interview du CEO de Smeet d’octobre dernier qui présente son projet en faisant le tour de sa plateforme :
Quelques idées sur 2009 about web3D, web , et interactivité!

Quelques idées sur 2009 en quelques points non exhaustifs bien sûr, je mets à plat quelques ‘trucs’ qui m’interpellent quand on me parle de 2009…
1. Le web tend de plus en plus vers le jeu et des codes interactifs ou narratifs (et sans parler du cinéma) qui puisent leur inspiration dans celui-ci. On le voit beaucoup au travers de certains sites en flash apparus en 2008 ou certaines bannières : la mise en scène ludique du contenu, la manipulation interactive des éléments dans l’espace, le scénario… (merci à la 3D temps réeel, la vidéo interactive, et le flash tout court)C’est aussi une question de capacité technique devenu possible, mais c’est un aspect du web que je prends plaisir à observer.
2. 3D in the browser : oui ! de Flash 10, à Unity3D, de plus en plus… j’en parle assez depuis des mois et certains se demandent aujourd’hui si Adobe n’aurait pas intérêt à racheter Unity pour l’intégrer dans flash. beaucoup ont envie de faire un grand pas en avant avec les capacités de calcul. Cette idée folle pourrait être révolutionnaire… Toutefois, le débat entre Unity et Flash semble intéresser pas mal de monde. Il y a même sur googlecode des projets d’intégration de Unity dans une page web, très tourné vers le dialogue avec Flash (j’avais avancé l’idée que Unity pourrait remplacer Shockwave, ce n’était peut être pas si idiot que cela, et surtout avec la mise à dispo de l’outil sur pc qui arrive en 2009)
;)
3. Interconnections, et dialogues : de la 3D au web, du web au mobile, du mobile à la 3D, de la 3D dans le web qui communique avec un mobile, du web/metaverse qui comunique avec des objets reliés à internet… : dialogues, échanges, et partage de données. Comme pour le flash : tout support, plateforme, omniprésent et permanent. Des services comme Twitter forcent la main, sous la frénésie des internautes à vouloir rester connectés en permanence. La représentation des données s’adapte en fonction du support, mais elles continuent de transiter…
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4. En parlant de Lifestream/lifelogging, l’élément central reste l’identité numérique et l’avatar. Ce couple est une relation passionnante qui reste la base de tout échange, et la base de nombreux univers. Je crois beaucoup à l’utilisation et à la montée en puissance de l’avatar comme élément central d’un certain développement du web (ce n’est pas nouveau en même temps), même si c’est quelque chose d’un peu trop systématique aujourd’hui. (Edit : à lire un billet qui va dans ce sens d’ailleurs! et ma petite chronique là-dessus sur l’atelier)
5. Attention à ne pas se lancer trop vite : le web se développe depuis 15 ans, la 3D sur le web tente de se développer depuis 15 ans. Certains sujets reviennent régulièrement sur le devant de la scène : espaces virtuels, agents virtuels, tout 3D… Laissez du temps aux technologies pour devenir un peu plus standard et matures… Oui, tout ceci est fun, mais pas n’importe comment. Il y a une question d’équipement du public, de coût de production, de performance de la techno… Observez, testez, expérimentez… Je suis assez d’accord avec certains points évoqués chez readwriteweb : il y a les usages et technos du passé qui ressurgissent avec un effet ‘hype’ et les vraies innovations qui ont tendances à se mêler entre elles et l’évolution peut être lente.
6. Toujours dans les réserves : malgré toutes sortes de prédictions comme celle de Forrester, et malgré des concepts convaincants ci-et-là, je ne crois toujours pas à la prochaine transformation totale d’internet de la 2D à la 3D . Ce sont deux choses qui continueront encore longtemps de travailler en parallèle, de dialoguer et qui ne partagent pas forcément le même usage. (Je reproche un peu aux prédictions de vouloir voir trop loin ( > 2015 ?!), ce qui fausse la vision des choses, et s’écarte de la réalité de ce que sera le futur… beaucoup de points ne sont pas gagnés par avance). C’est aussi pour moi une question d’interface.
Par contre, il ne faut surtout pas sous-estimer la montée en puissance de la 3D du côté du web ou des metaverses (advergames, simple interface 3D en flash, concepts originaux de jeux, serious games, mondes miroirs…). Les outils de créations se sont multipliés en 2008… il va devenir aussi facile de créer un univers virtuel qu’une page web… non j’exagère… Mon site favori de l’année ? Ecodazoo bien sûr !!!

7. On a vu cette année la sortie de Silverlight 2, Flash 10, et AIR sur le terrain des RIAs. Ne me posez pas la question de savoir si Flash ou Silverlight va gagner, je n’aime pas les mettre en concurrence. Toutefois, on va voir en 2009 une explosion des effets d’annonce, des moyens et finalement des avancées en terme de 3D, de vidéo, de RIA… jusqu’à Silverlight 3 et Flash 11 à la fin de l’année 2009. Des versions logicielles qui se suivent plus rapidement, mais est-ce que les gens vont suivre, eux ? (formation, équipement, coût de chaque upgrade…)
8. Montée en puissance de la réalité augmentée comme l’a été en 2008 l’interface tactile. En flash, c’est encore un peu limité, mais sur consoles, sur pc, ou dans les magasins, c’est un élément ludique surprenant qui fascine et qui peut être bien utile de surcroît. IHM, quand tu nous tiens…. Quelques exemples :
Sur PC, consoles ou autre :
- Mini expérimente la réalité augmentée en Allemagne avec plein d’images sur cet autre blog.
- Eyepet : la réalité augmentée arrive sur PS3
- Réalité augmentée de bureau : de nouveaux tamagotchis ? (ca bugge à loisir mais cela reste intéressant).
- Sur une petite revue de web ancienne
En Flash avec Papervision :
- Cette première exploitation pour un vrai site internet de Flartoolkit pour globo.com
- 2ème réalité augmentée en flash et un magazine papier augmenté…
- Réalité augmentée en Flash : #3ème, chez Digital Pictures
Sur Iphone:
ARF : un chiot en réalité augmentée sur Iphone
8 bis. – C’est aussi l’année où l’image va sortir le plus de l’écran, et ce, un peu partout (webcam ou cinéma). Avec les bonnes vieilles lunettes, pourquoi pas. Toutefois, c’est comme pour la 3D sur le web, ces nouvelles interfaces vont enrichir, compléter ou travailler en parallèle l’expérience d’un utilisateur, mais pas remplacer totalement celle que l’on connait depuis des années. (clavier, souris, page web, écran…)

Et enfin, deux points un peu plus hors sujets :
9. Réalité du terrain oblige, des services courants web 2 deviennent payants. (Si jamais un jour netvibes devient payant, je n’aurais pas trop de mal à louer ce service tant il m’est devenu indispensable… mais il ne faudrait pas que cela se généralise ! )
10. Un fossé regrettable de plus en plus présent entre les acteurs d’internet qui font de la veille et grandissent au rythme de l’évolution du web et ceux qui gardent leurs acquis sans les renouveler. Le web a évolué très très vite depuis quelques années et cela continue. Des métiers sont apparus (ne serait-ce dans la création, voir à ce sujet les études de designers interactifs) et le panel des connaissances au global s’étend de plus en plus. Je ne parle même pas de ceux qui n’ont pas pris le train en marche de l’essor d’internet (ou qui ne peuvent pas, confer fracture numérique bien connue)… les résultats sont notables en qualité de la communication, des campagnes et des investissements qui sont faits dans des opérations qui n’auront pas les résultats escomptés. Peut-être est-ce aussi le début de cette Génération Y qui grandit avec un web plus mature, et le ciblage d’un public en particulier de plus en plus important, avec des strates de plus en plus marquées dans les différents usages (UGC, advergames, Serious Games etc…)
De fil en aiguille, les technologies traitées dans ce billet, me permettent aussi – point après point – de montrer qu’il y a une certaine logique sur ce blog (ahah!) et pourquoi je parle d’interactivité en flash, de 3D, et d’univers virtuels régulièrement et de manière mélangée. De plus en plus, ces points sont liés et se mêlent entre eux ! Ce n’était pas si difficile que ca à trouver dans le même temps…

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