Expérimentation flash du jeudi

C’est sur http://www.electronslibres.ca/?p=266 poussé via Ocelyn. A lire également à très juste titre le sympathique « Stop trying to make the Internet boring! » .
Configurateur d’appartement en 3D chez Autodesk : Homestyler

J’avais déjà évoqué le projet Dragonfly chez Autodesk, issu de leur lab. Il s’agissait d’un configurateur évolué en 3D et en flash d’appartement. Il est sort à présent officiellement et gratuitement en test sous le doux nom de Homestyler. Quoi de plus étonnant chez ce spécialiste de la 3D qu’un magnifique sans faute.
Mise à disposition d’une galerie de résultats que l’on peut soumettre au site faisant office de démo, la possibilité de se garder un compte, tout a été préparé pour l’ouverture aux utilisateurs. Chaque objet est issu de fabricants connus aux US. Les scènes seront prochainement exportables sur son site mais déjà partageables.

Une configuration 2D…

Jusqu’à un affichage 3D, changement de vue ultra fluide et rapide.

et chaque élément personnalisable.
Business autour du jeu : biens virtuels, social games et Facebook
Vous n’avez peut être pas suivi, mais dernièrement, un nouvel item dans World of Warcraft est sorti en vente directe : vendu 25 dollars et 20 euros (quand même!), cet item a provoqué une surcharge des serveurs de Blizzard dès sa sortie. Au final, ce ne sont pas moins de 140 000 utilisateurs qui l’ont acheté. Rapide calcul : oui, cela représente juste la modique somme de 2.8 millions d’euros. Mais quel est donc cet item accessible sans quête ni sueur au front, juste vulgairement payant ? Un poney, oui, un vulgaire poney. Une monture qui n’existait pas jusqu’alors. Une mine d’or…
Tandis que d’autres cherchent d’autres formes de revenus. Les éditeurs traditionnels de jeux testent les extensions à 20 euros pour une durée de vie plutôt limitée (en fonction des jeux). D’autres réfléchissent à proposer des versions de démos payantes de jeux plus conséquentes. Mais laissons de côté ces éditeurs et concentrons-nous sur le poney. Vous vous souvenez que EA Games avait racheté PlayFish, éditeur de social games pour la modique somme de 300 millions de dollars ? On va comprendre pourquoi.
Items virtuels
On estime à plus d’un milliard sur le marché américain la manne que représente les biens virtuels. En Chine uniquement, ce marché était estimé à plus de 5 milliards pour l’année 2009 (rachat et fusions de sociétés confondues). Le principe de l’item virtuel est aujourd’hui bien souvent à la base des Free-MMORPG (free to play) depuis quelques années, et se retrouve dans d’autres jeux. C’est essentiellement la principale source de revenus pour les jeux de social gaming, (oublions le passé noir des reventes de coordonnées et compagnie…), devant la publicité. Là encore, le modèle chinois est intéressant : une plateforme comme Tencent dégage 40% de marge sur ces objets virtuels et cela représente pour eux 90% de leurs revenus. De quoi être rentable.
Facebook et ses crédits
Facebook à l’origine simple trombinoscope commence à se positionner comme plateforme de jeu. De jeu social. Rien d’étonnant à ce qu’Adobe ait sorti également toutes sortes d’outils et d’aides pour dialoguer avec cette plateforme, c’était dans leur intérêt commun. Seulement pour faire des micro-transactions sur cette plateforme, si l’on ne veut pas que x systèmes apparaissent, finissent par perdre en clarté et voir une manne passer sous le nez de facebook, il suffisait d’y penser : Facebook se prépare donc à intégrer un système de crédits communs. Mieux encore : ils réfléchissent à vous faire gagner des points en regardant des publicités. S’ils font comme Apple, c’est 30% des revenus avec un tel système dans la poche de Facebook (qui en a bien besoin… on se demande parfois comment ils font pour faire tenir la plateforme).
Alors comment va faire Facebook pour rattraper son retard ? Simple. Créez un dashboard pour tous les jeux utilisant officiellement le système de crédits « officiels », et intégrez les dans l’interface de tout un chacun, laissez les autres dans l’ombre. Pyschologiquement parlant, cela marche…

Et oui, lorsque l’on sait que Farmville a actuellement 80 millions de joueurs actifs, qu’un jeu comme City Of Eternals recoit 16 dollars en moyenne de ses utilisateurs (plus même sur d’autres jeux), que la proportion des joueurs qui achètent des credits/objets virtuels augmente et que la très grande viralité native des jeux dits « sociaux » leur assure un succès grandissant quand le concept marche, cela fait réfléchir. (Je serais une banque, je commencerais à m’intéresser à ces systèmes de micro-transactions tiens…).
La gaité lyrique by Grouek


Découvrez une expérience interactive, avant-goût du nouveau site de la Gaîté Lyrique ( nouveau lieu parisien dédié aux cultures numériques et musiques actuelles ) qui sortira en septembre 2010. Une exploration mystérieuse remplie de poésie, une réalisation interactive de qualité dans un univers original, voilà des choses qui se font rares et cela fait grand plaisir. Un petit bijou. Réalisé par Grouek avec le réalisateur Yves Geleyn (One More Prod pour la 3D).
Et toutes mes excuses, cela fait 2 semaines que ce billet était resté en brouillon… j’ai honte
Un petit Yogurt3D en sucre… ou l’effet « demo »

http://www.yogurt3d.com/demos/animated-head-demo/ sur le site de Yogurt : premier effet « whouahh! c’est en flash en plus! » Loin de dénigrer la qualité du moteur, ce type de démo n’est pas forcément parlant et ne leur rend à mon sens pas service : un mesh un peu lourd, une animation sympa en boucle, une bonne texture, un FPS honnête en low poly… bon.
Mais c’est comme utiliser de la sanguine en dessin, cela ne vous transforme pas en Léonard De Vinci. Il faut voir derrière s’il y a des ressources, s’il est facile à manier, s’il gère les collisions, comment il gère le depth sorting, et les interactions entre les objets… bref, ne nous fions pas aux apparences, bon ou moyen, il faut le tester ! Chouette démo quand même… mais je préfère la première.
Url via Yagizgurgul
Petite overdose de webdesign
J’en aurais bien fait une vidéo mais le manque de temps et l’heure tardive, et oui, ma bonne dame… bref : voici ma sélection-coup de coeur du moment. Je vais tenter de redevenir un peu plus régulier qu’en ce début d’année, promis !

http://danceoff.jayjays.com.au/ : vêtements, danse, 3D, vidéo, et points interactifs dans l’image. Original. On retrouvera le même esprit interactif dans la nouvelle collection de Diesel.

http://www.2gh.de : superbe visite virtuelle, intégrant vidéo et 3D temps réel.

http://www.bellbetterservice.ca/ : si la forme est intéressante, c’est que le discours n’en est pas moins un discours corporate. Une bien belle mise en scène permettant de faire passer ses message, et – au moins – de capter l’attention des gens.

http://www.samsung.com/us/microsite/mx20/ : La mode de la timeline interactive. Pas de raison qu’elle se démode en 2010 après tout.
Le Flash en difficulté de-ci de-là
Tentons de rester impartial, et de revenir ce qui fait grincer les dents chez Adobe ces derniers jours avec Apple : différents même dans leur stratégie de communication, puisque les employés d’Apple n’ont pas le droit au chapitre quand leur gourou parle, ceux d’Adobe eux, ont au contraire adopté de larges espaces personnels d’échanges, et de contribution.
Pour l’ubiquité du Flash, c’est mal parti…
C’est désormais une guerre ouverte entre Apple et Adobe, et quelques personnes outrées (ou encore chez Adobe ici) de voir que les conditions d’utilisation du kit de développement de l’OS 4 de l’Iphone et Ipad refuserait toute API tierce, ou surcouche qui ‘ralentirait’ potentiellement les applications sur leur plateforme, et décevrait ainsi l’expérience des utilisateurs. Rappelons qu’Adobe était parvenu à venir sur Iphone en incorporant du flash dans des applications : mesure audacieuse, puisque Apple n’avait pas spécialement pris part à la discussion.
Avec une prédominance sur le terrain du mobile, Apple considère que tout outil créant des applications Iphone/Ipad avec d’autres outils que les leur est une violation de leur contrat d’utilisation : Adobe ayant travaillé d’arrache-pied sur un compileur permettant l’exportation d’applications flash sous Iphone sous Flash CS5, de se retrouver bien dans l’embarras. Il n’y a pas que flash, mais des outils comme Unity3D (et bien d’autres) sont concernés également. Glups.
Alors certains considèrent qu’il s’agit d’un juste retour des choses sur un passif de presque 20 ans de la part d’Adobe à délaisser la plateforme MacOs outils (ce qui est un peu rancunier quand même), et que à présent qu’Apple a suffisamment de poids sur mobile, ils tentent de satisfaire leurs ambitions en créant un rapport de force inverse afin d’être indépendant : html5, et leurs propres outils, pour maitriser leur plateforme et maintenir leur business model. Remettant en cause les ambitions de Flash à devenir ubiquitaire… , stratégie amorcée depuis quelques années maintenant. Reste que la liberté de choisir n’est pas vraiment donnée aux utilisateurs.
Issues possibles ? Il s’agit juste d’une clause permettant à Apple de se protéger, et les applications restent soumises à validation comme avant. Ou bien, Adobe devra redoubler de travail pour rentrer dans les clauses, recompilant le flash pour obtenir un résultat proche d’un C, C++, Objective C quoi…
Lire plus ici :
http://www.peterelst.com/blog/2010/04/09/apple-versus-developers-this-time-its-personal/
http://gizmodo.com/5512847/apple-takes-developers-hostage-in-war-on-adobe
http://fuckclause331.com/
Côté vidéo, ce n’est pas cela non plus
Silverlight qui monte, qui monte. A l’origine un non-concurrent à Flash, le plugin RIA de Microsoft se défend très bien sur le terrain de la vidéo. Et l’avoir inclus d’office avec certains modules de communication sous win7 notamment, lui permet à l’heure actuelle de grimper dans les statistiques. Comme le montre RIAstats, Silverlight en version 3 en est à 53% de propagation, avec une forte grimpée ces derniers mois. Ce n’est pas encore un danger en l’état, mais potentiel, sur le terrain de la vidéo. Et de l’avis de plusieurs personnes que j’ai pu croiser sur le sujet, c’est pour eux un juste retour des choses pour Adobe : ils étaient leaders sur le marché avec des solutions, mais coûteuses, et peu pratiques… On parle assez peu de Silverlight et de la gestion de la vidéo, mais beaucoup s’y intéressent vraiment.
Au final, pris en étau entre des technos concurrentes, une situation économique encore un peu morose (versus une sortie régulière des suites CS), des éditeurs rebelles un peu regardants et fermés vis à vis de leur propre plateforme devenue leader, le flash aura également à relever le défi du html5…



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